Méthode
Comment choisir un expert IA pour une mission en entreprise
« Expert IA » ne désigne pas un métier. Avant de comparer des CV, il faut un besoin écrit, une façon de tester le travail, et un contrat qui dit qui emploie qui.
Note de méthode Homi solutions. Ce n’est ni un classement de prestataires, ni un avis juridique, ni un retour d’expérience client.
« Expert IA » est trop large pour un brief
Le même intitulé recouvre un data scientist, un ML engineer, quelqu’un qui branche un modèle via une API, ou un consultant qui anime un atelier. Si le brief dit seulement « on cherche un expert IA », le CV le plus long gagne — pas forcément le profil utile.
Trois précisions tiennent souvent mieux qu’un titre de poste :
- le flux à traiter (un type de ticket, un pipeline, un export, un modèle déjà en place) ;
- la stack déjà imposée (cloud, outil de support, entrepôt, cadre d’identité) ;
- ce que « terminé » veut dire au bout de quelques semaines (un indicateur, une démo, un transfert).
Sans ça, on recrute une étiquette. Pour une phase courte, la note pourquoi les POC IA échouent pose le même problème côté projet.
Trois preuves, dans cet ordre
Un portfolio soigné ne dit pas si la personne tiendra dans votre SI. Trois preuves se recoupent mieux qu’une seule :
- Le travail passé, raconté précisément. Quel problème, quelles données, quel rôle réel (seul, en binôme, en revue). « J’ai fait du RAG » sans base, sans critère d’échec et sans outil d’intégration ne suffit pas. La note support client et LLM montre pourquoi la base et l’escalade comptent plus que le modèle.
- Un test sur un problème proche du vôtre. Pas un QCM de culture générale. Un exercice de deux heures, avec un jeu de données ou un énoncé borné, montre comment la personne structure, où elle s’arrête, et ce qu’elle documente.
- Des références qu’on appelle. Une ligne LinkedIn n’est pas une référence. La question utile à l’ancien interlocuteur : qu’est-ce qui a été livré, et qu’est-ce qui a coincé.
Chez Homi, l’ordre est le même avant toute proposition de profil : entretien, test technique de deux heures, prises de références. Un profil qui échoue n’est pas envoyé. Ce n’est pas la seule méthode possible ; c’est celle que nous appliquons.
Ce que le contrat doit trancher
Le CV ne dit pas qui est l’employeur, qui a les accès, ni ce qui se passe si le profil part. À écrire avant la signature :
- format (régie, forfait, phase courte) et préavis ;
- qui contractualise le consultant ;
- accès, outils, NDA ;
- s’il y a des données personnelles : un traitement décrit, et un DPA si le prestataire est sous-traitant au sens du RGPD.
La CNIL publie le cadre du sous-traitant et les clauses type. Les clauses applicables restent celles que vous signez, pas un engagement générique de « sécurité totale ».
Signaux d’alerte
- Une promesse de démarrage le lendemain, sans brief ni test.
- Un pourcentage d’économies ou de ROI sans périmètre de comparaison.
- Un « visa de conformité » IA Act. Classer un usage n’est pas un certificat. Voir ce que le règlement impose réellement aux PME.
- Aucun interlocuteur interne chez vous. Sans sponsor métier ou IT, le brief ne tient pas — quel que soit le profil.
- Un prestataire qui refuse de dire s’il emploie le consultant ou s’il le sous-traite encore une fois.
Si vous passez par Homi
L’offre correspondante est le staffing IA nearshore : sourcing, évaluation, contrat, suivi. Homi n’est pas le consultant sur le ticket. Les missions sont conçues pour le distant, fuseau aligné sur Paris. Nous ne publions pas de logos clients ni de délai unique.
Un profil à trouver : stack, durée, accès, interlocuteur interne.
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